Economie française : conceptions sous tensions

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L'analyse des tendances depuis le début du XXIème siècle révèle la persistance en France de deux clivages majeurs, structurants.

Le premier grand clivage concerne la notion même de capitalisme : 53 % des Français n'y sont « pas favorables » (contre 47 % « favorables »).

Le second grand clivage de conceptions concerne les fondamentaux financiers. La moitié de la population française estime que « créer de la valeur financière (les richesses créées par les entreprises) n'est pas vraiment difficile » (47 %), que « les entreprises reçoivent davantage d'aides publiques qu'elles ne paient de prélèvements » (50 %), qu'il est « possible d'augmenter le Smic de 10 % sans impact sur les situations financières des entreprises » (50 %) et qu'il est « possible d'annuler une partie de la dette publique » (55 %).

Dès lors, comment conjurer le spectre de conceptions économiques potentiellement de plus en plus clivées et compromettantes ?
1. Répondre aux mythes économiques en réduisant le voile de méconnaissance.
2. Prendre appui sur la large confiance accordée à « l'économie de marché ».
3. Orienter une part du capitalisme libéral en réponse croissante aux défis d'avenir, et en promoteur de solutions.
4. Retrouver des idéaux d'historicité, c'est-à-dire de progrès, à partir du capitalisme et de l'économie de marché.

L'historien François Furet considérait que la Révolution française, jamais véritablement achevée dans les esprits jusqu'au XXème siècle, fut le moteur positif de nos passions.

Voici peut-être une grande opportunité pour les décennies qui viennent : renouer avec des téléologies jadis d'origine politique, mais en les faisant cette fois porter, et de plus en plus, par les entreprises de l'avenir.

Données exclusives Viavoice, septembre 2026, échantillon national représentatif de 1000 personnes, méthode des quotas.

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