VIII. Renaissance et Barbarie, 2030-2050 : quel avenir voulons-nous construire ?

Renaissance et Barbarie : quel avenir voulons-nous construire ?


À l'occasion de la parution de son nouvel essai "Renaissance et Barbarie", François Miquet-Marty explore les futurs possibles

de nos sociétés à l'horizon 2030-2050. Entre promesses de transformation et risques de fragmentation, l'auteur interroge les choix 

qui façonneront le monde de demain.


Deux futurs possibles

Nous vivons une période de profondes mutations. Intelligence artificielle, transition écologique, transformation 

du travail, nouvelles technologies : les repères évoluent rapidement et avec eux notre manière de vivre, de produire

et de nous projeter.

Face à ces bouleversements, deux trajectoires semblent se dessiner. Celle d'une nouvelle Renaissance, capable de 

réinventer nos modèles, de renouer avec le vivant et de faire de l'innovation un levier de transformation collective. 

Et celle d'une forme de barbarie, nourrie par les crises, les fractures sociales, la perte de repères et l'incapacité à

penser autrement.

Pour François Miquet-Marty, l'avenir n'est pourtant pas écrit. Il dépend des décisions prises aujourd'hui et de 

notre capacité à envisager plusieurs chemins.


Le progrès ne suffit pas

Le développement technologique ouvre des possibilités inédites, mais il ne garantit pas à lui seul le progrès

humain. Une innovation peut résoudre un problème tout en faisant émerger de nouvelles dépendances. Une

transformation économique peut créer de nouvelles opportunités tout en accentuant certaines fractures.

La question n'est donc pas uniquement de savoir ce que nous serons capables de faire. Elle est aussi de savoir

ce que nous choisirons de faire et pour quelle société.

Cette réflexion invite à dépasser une vision du futur centrée sur la seule performance. Derrière chaque

innovation se trouvent des choix de société : notre rapport au travail, au temps, au vivant, à la connaissance et

aux autres.


Retrouver le pouvoir d'imaginer

C'est ici que l'imaginaire prend toute son importance. L'art, la culture et la création permettent de déplacer les

regards, de questionner les évidences et d'ouvrir des perspectives nouvelles.

Imaginer n'est pas fuir le réel. C'est au contraire se donner les moyens de le transformer. Une société qui ne

parvient plus à imaginer risque de simplement subir les changements qui s'imposent à elle. À l'inverse, de

nouveaux récits peuvent contribuer à faire émerger de nouvelles façons de vivre et de travailler ensemble.

La Renaissance évoquée par François Miquet-Marty est ainsi moins un retour vers le passé qu'une invitation à

inventer un autre futur.


Un avenir à construire

Renaissance et Barbarie ne propose donc pas seulement une réflexion sur ce qui pourrait arriver. Il pose une

question essentielle : quel monde voulons-nous contribuer à faire advenir ?

Entre les promesses du progrès et les risques qu'il porte, notre avenir dépendra aussi de notre capacité à faire

des choix, à préserver ce qui compte et à inventer ce qui n'existe pas encore.

Car l'avenir n'est pas seulement ce qui nous attend.

C'est aussi ce que nous sommes capables d'imaginer - et de construire ensemble.